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'Le rôle des aliments à base de plantes dans la lutte contre l'obésité'

A l'heure où le monde connaît une véritable épidémie d'obésité, de nombreuses études se concentrent sur la recherche d'interventions nutritionnelles efficaces susceptibles d'inverser précisément cette tendance. Les résultats de diverses études sur le rôle, possible, des aliments à base de plantes dans la lutte contre l'obésité ont été analysés à l'occasion d'un récent symposium satellite organisé en marge du 17e Congrès européen sur l'obésité (ECO 2009).

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Opter pour une alimentation végétarienne est bon pour l'environnement

Une alimentation végétarienne épargne beaucoup plus l’environnement qu’une alimentation non-végétarienne. Des chercheurs américains ont étudié les quantités d’eau, d’énergie, de pesticides et d’engrais nécessaires à la production de 11 aliments et groupes d’aliments. Ils en concluent que la consommation de viande de bœuf a un impact maximal sur l’environnement.

Le groupe étudié consistait en 34.000 sujets (adventistes) qui participaient également à l’Adventist Health Study. Environ la moitié d’entre eux avaient une alimentation végétarienne. De la comparaison des deux types d’alimentation, il ressort que 11 aliments/groupes d’aliments étaient consommés en quantités sensiblement différentes. Il s’agit de différentes catégories de fruits (par exemple fruits de saison ou agrumes), jus de fruits, noix, haricots, œufs, volaille et viande. Les chercheurs ont ensuite examiné la consommation d’eau, d’énergie, d’engrais et de pesticides qu’entraînait la production de ces 11 aliments/groupes d’aliments. Plus la consommation de ces matières premières est élevée, plus l’impact sur l’environnement est grand. De l’analyse, il ressort que la production d’une alimentation non-végétarienne requiert davantage de matières premières que la production d’une alimentation végétarienne. Précisément: 2,9 fois plus d’eau, 2,5 fois plus d’énergie, 13 fois plus d’engrais et 1,4 fois plus de pesticides. La viande de bœuf semble être le principal "coupable". Les chercheurs appellent dès lors les gouvernements à tenir compte de ces chiffres dans leur politique agricole.

C’est la consommation de viande de bœuf qui génère la plus forte consommation de matières premières

Référence:
Marlow H et al. Diet and the environment: does what you eat matter?. Am J Clin Nutr 2009; 89(suppl): 1699S-1703S.